Message du chef instructeur national

chers JKA-iens,

À quelle vitesse quelque chose peut-il changer? Il y a quelques semaines, nous nous entraînions encore durement, pour un championnat, ou pour un examen, ou tout simplement parce que nous aimons le faire. Et maintenant, nous sommes à la maison, peut-être en train d’étudier ou de faire des corvées, mais surtout d’attendre que ce soit fini et que nous puissions nous entraîner. Pas facile cependant.

Tout d’abord, j’espère que tout le monde est en bonne santé et adhère aux directives, sinon cela prendra encore plus de temps. Il est difficile pour tout le monde de rester calmement à la maison et de ne plus avoir de contacts avec la famille, les amis, mais aussi au dojo. En tant que bons karatékas, cependant, nous sommes habitués à persévérer et à faire preuve de patience, nous réussirons donc.

Pour moi également, qui voyage à travers le monde (Esneux, La Bruyère, Floriffoux,  Chimay, et parfois même Bruxelles, … 😉☺) c’est un gros changement, et je cherche à m’en sortir du mieux que je peux.  J’essaie de m’occuper en marchant, en faisant du vélo ou en étant sur la machine de crossfit pendant au moins une heure. Mais je ne laisse pas mon karaté de côté : six jours sur sept, j’entraîne les 15 katas shoto + deux ou trois autres katas supérieurs. Puis cinq à dix minutes de techniques de combat, comme si je combattais trois adversaires, sur une surface de 2 m sur 2 m, avec pour conséquence de casser parfois un vase ou faire tomber une bouteille. Et si mon énergie n’est pas encore épuisée, je vais prendre une bouffée d’air frais à l’extérieur.

Vous voyez qu’avec un peu d’imagination et d’enthousiasme, nous parvenons à nous occuper. Essayez ceci. De cette manière, cette période difficile passera également et nous, en tant que famille JKA, pourrons à nouveau nous entraîner ensemble, dans nos clubs, des journées d’entraînements ou encore à l’occasion de stages.

C’est pourquoi je vous souhaite beaucoup de courage, de bon sens et de patience.

A bientôt,
Sergio Gneo.